mercredi 25 novembre 2009

The Poppy Appeal

A "poppy" est un coquelicot en anglais et en novembre, ils fleurissent à la boutonnière des Anglais ! Drôle de saison pour fleurir, non ? En fait, les Anglais portent des petits coquelicots en papier sur leurs vêtements dans les deux semaines (ou un peu plus) qui précèdent le 11 novembre (Jour du Souvenir, non férié...). On peut trouver ces "poppies" partout : aux caisses des magasins, sur des stands dans la rue... Ils sont offerts contre un don à la "British Legion" qui vient en aide aux orphelins des soldats morts au combat ou aux vétérans. C'est l'opération "The Poppy Appeal".
Petit exemple de "poppies"en papier
Et cette opération connaît un franc succès ! On ne peut pas y échapper : les en-têtes des journeaux s'ornent d'une fleur, les camions et les taxis arborent aussi fièrement un coquelicot, tous les présentateurs télé font leur devoir en portant un "poppy", les joueurs de foot sur leurs maillots... Juste pour vous épater : cette année, 38 millions de ces petites fleurs ont été "vendues", ce qui a permis à la British Legion de récolter la modique somme de 30 millions de livres. Ça laisse rêveur ? Ici, les soldats qui défilent dans un stade de foot sont applaudis, pas sifflés...

vendredi 20 novembre 2009

Etude comportementale des Allemands en cours...

Après un mois et demi de cours à Berlin, on commence à visualiser l'étudiant typique allemand. Et croyez-moi les habitudes qu'ils ont sont très différentes de celles de étudiants français... De prime abord, l'étudiant allemand (en tout cas berlinois) est plutot respectueux du professeur qui fait son cours. Il écoute sagement et ne discute pas avec ses voisins. Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque je me suis rendue compte que ma voisine (française) et moi étions les seules à parler pendant le cours et que le niveau sonore moyen était d'environ 30 dB plus bas qu'en France ! De plus, l'étudiant allemand est intéressé, il interrompt l'intervenant pour poser des questions (qu'on ne comprend pas, nous, Erasmus, car les élèves parlent moins distinctement que le prof), pour qu'on lui réexplique ou même pour avoir plus de détails et s'ensuit alors une interminable discussion dont tout le monde peut profiter. Cet évènement, des questions des élèves en amphi, se produisait très très rarement à l'Ensic... Cependant les étudiants allemands sont loin d'être parfaits. Ils ne sont pas gênés d'arriver très en retard (plus de 30min pour certains) ou alors de partir avant la fin du cours (30min aussi pour d'autres), une fois qu'ils ont signé la feuille de présence. (Malheureusement, oui, il y a une feuille de présence dans la majorité des cours et si vous êtes absent plus de 2 fois dans le semestre... c'est ... compromettant). Alors qu'en France tous les élèves se tournent vers les retardataires ou ceux qui partent plus tôt, ici personne, pas même le prof, ne semble s'en formaliser... Enfin les étudiants allemands semblent ne pas pouvoir suivre et/ou survivre en cours sans avoir de quoi ravitailler leur estomac. Sur les tables des étudiants trônent généralement au moins un gobelet de café, quelques fois même le thermos entier. Mais cela n'est pas suffisant ! En général c'est carrément un pique-nique en amphi qui a lieu. Dans la version soft on trouve une pomme préalablement coupée en morceaux mis dans une boite tupperware ou un petit pain au nutella. Mais cela ne vaut pas le sandwich au paté, sorti et dégusté en plein cours à 8h30, les pâtes bolognaises froides sorties à 9h qui tournent un peu dans l'amphi pour une dégustation en cours de procédés (de quoi vous retournez l'estomac) ou le fameux sandwich au saucisson qui n'a pas d'heure pour être dégusté... Evidemment, il n'y a que nous, Erasmus français, qui nous étonnons d'un tel déballage de nourriture (salée qui plus est!) en plein cours. Apparemment, les allemands ne savent pas travailler le ventre vide...

mercredi 18 novembre 2009

Nomen habeo, ergo sum (pour les autres)

Messieurs, (le début de) cet article est pour vous.

Rencontrer des suédoises, c’est un peu comme voyager en Espagne.

D’abord, il y a la « longueur » des jupes. Elles évoquent, même en automne, un climat méditerranéen des plus cléments.

Ensuite, il y a la langue. Parce qu’une suédoise sait souvent parler un peu espagnol ou français (avec quand même une nette préférence pour le français, c’est –peut-être– mieux pour vous, mais ce n’est pas ce que j’étais en train d’essayer de démontrer).

Enfin, il y a la sonorité de leurs prénoms, aux notes hispaniques… Jugez plutôt : Maria, Sofia, Martina… et autres « a-sonances » (pas toutes ibériques, certes) : Mikaela, Sara, Katarina, Lovisa, Anna,…

Mesdemoiselles, j’ai aussi une bonne nouvelle pour nous. Si les suédoises sont espagnoles, les suédois sont français (la bonne nouvelle, c’est la proposition qui suit). Pas besoin de se fatiguer : ils s’appellent Simon, Christian, Bruno, Robin…, autant de prénoms dont on est familières. Attention cependant à la prononciation. Par exemple, se reporter à un post précédent si vous voulez que « John » vous réponde.

Concernant les noms de famille, beaucoup se terminent par « -son », c’est un peu une manière de dire « fils de… ».

Pour trouver des prénoms plus exotiques, c’est donc vers les ERASMUS et étudiants étrangers en master qu’il faut se tourner : vous ferez alors la connaissance de « Cheating » ou encore « Câline » (orthographe loin d’être garantie...)

Oh, really (?)

lundi 16 novembre 2009

Piccadilly Circus

Une autre image emblématique de Londres, avec Big Ben, est la place de Piccadilly Circus avec ses néons publicitaires. C'est un peu la réponse londonienne à Times Square. Une photo devant les panneaux vantant les mérites de Samsung, TDK et autres et voilà, c'est prouvé, vous étiez à Londres.
L'attraction du moment c'est la pub Mac Donald qui permet de faire des photos assez drôles. On se place bien, on ajuste le zoom et ça y est, on peut tenir un parapluie, se faire taper sur la tête par un marteau, faire un bisou à un crapaud... Le crapaud est passé trop vite, vous ne me verrez donc pas en train d'essayer de le transformer en prince charmant, mais me voilà avec l'image suivante. On a le droit de se moquer mais surtout d'admirer les talents de photographe d'Alexandre. Piccadilly Circus, c'est aussi le centre du Londres commerçant avec deux rues incontournables pour les accros du shopping : Oxford Street et Regent's Street. Le soir (et la nuit), l'endroit ne perd pas de son animation, loin de là ! Entre les théâtres du West End, les quartiers branchés de Soho et Chinatown et les clubs à la mode, quelque soit l'heure de la nuit, il y a des dizaines de personnes (et surtout d'Anglaises très très peu vêtues perchées sur des talons aiguille) qui seront là à attendre les bus de nuit. Au milieu de la place, entre les coups de klaxon des taxis et les passants empressés, vous pouvez même vous reposer au pied d'une fontaine surmontée d'une jolie statue que les Anglais ont baptisée Eros.

dimanche 15 novembre 2009

Happy Birthday Ben !

Big Ben souffle cette année ses 150 bougies ! 150 ans que cette cloche est l'emblème de Londres. Tout le monde la connaît mais je suis sûre qu'il y a quelques petites anecdotes dont vous ne soupçonnez pas l'existence.
Par exemple, est-ce que vous savez d'où vient ce petit surnom ? En réalité, ce que les Anglais appellent Big Ben, ce n'est pas la tour en elle-même mais uniquement la grosse cloche de 13 tonnes dont le son est mondialement célèbre. Le petit nom "Big Ben" pourrait être un hommage au haut fonctionnaire qui a supervisé les travaux d'installation de la cloche, Benjamin Ben. Ou un hommage à un boxeur célèbre à l'époque, Ben Caunt. Le mystère reste donc entier. Deuxième question : comment règle-t-on Big Ben pour qu'elle soit toujours à l'heure ? Vous n'allez peut-être pas le croire, mais la cloche se règle chaque année en posant un penny sur le mécanisme si elle avance et en enlevant un si elle retarde ! Archaïque mais terriblement efficace car le système n'a connu sa première panne qu'en 1976... Voilà, Big Ben n'a presque plus de secrets pour vous même si vous ne pourrez malheureusement jamais visiter cette tour. Et oui, la visite est interdite aux ressortissants étrangers ! Vraiment dommage...

jeudi 12 novembre 2009

Ô douce (et longue...) nuit

Nuit : durée comprise entre le coucher et le lever du soleil et pendant laquelle ce dernier n'est pas visible ; obscurité plus ou moins grande qui accompagne cette durée. (Larousse) En ce moment à Göteborg, elle commence à tomber vers 16h, et lorsque vous sortez de cours vers 17h, vous avez presque envie de dîner et d’aller directement au lit. A l’heure du goûter, à Göteborg comme à Stockholm...
Stora Hamnkanalen, Göteborg (16h41) ° ° ° rivages ° ° ° Norrström, Stockholm (17h08)
Lilla Bommens Hamn, Göteborg (17h00) ° ° ° bateaux ° ° ° Skeppsholmen, Stockholm (16h52)
Brunnsparken, Göteborg (16h39) ° ° ° petits bras d'eau ° ° ° Gamla Stan, Stockholm (18h14)
Peut-on faire un petit tour d’ERASMUS de tombée de la nuit ? Je crois qu'on est plusieurs à avoir perdu quelques dizaines de minutes de jour cette année…

Terminus du train : London

Coucou tout le monde! Je sais ce que vous vous disez... Marie est partie toute seule à Londres ou alors j'ai disparu de la surface de la terre... Mais non!! Je suis désolée de pas avoir écrit de message plus tôt mais comme on dit mieux vaut tard que jamais... Voila donc un petit message sur mon arrivée et mon installation dont la redaction a été faite il y a un petit moment mais qui n'avait pas encore été posté...Je sais que l'interêt est limité mais bon à vous de voir! Promis je vais essayer d'écrire plus souvent à l'avenir!!Contrairement à toutes celles qui sont déjà parties, nous, on a préféré l’option sans limite de poids pour les bagages c’est- à-dire l’Eurostar ! Donc rendez-vous à la gare de Lille-Europe pour un petit tour sous la Manche.
Avant ça bien sûr, pour moi il a déjà fallu aller à Lille et depuis Montbrison, ca veut dire 3 trains différents ! J’ai du coup un peu coupé le voyage et j’ai profité d’une dernière soirée à Saint-Etienne avec ma sœur et mes copines de lycée. Jeudi 1er, départ à 8h54. Afin d’aller plus vite et de m’éviter le tram, ma sœur me propose de m’emmener en voiture à la gare... Ce qu’on avait oublié de prendre en compte c’est le facteur bouchon... Bref, pendant que ma sœur portait ma grosse valise (un tank pour celles qui ne l’ont jamais vue !) dans les escaliers de la gare (c’est toujours dans ces moments qu’ils décident de mettre le train à l’autre bout de la gare alors que d’habitude il est sur le quai où il y a pas besoin de prendre le souterrain!), moi j’ai couru avec la “petite” valise pour empêcher le train de partir sans moi ! Finalement, le monsieur de la SNCF a été bien gentil et j’ai pu prendre mon train sans problème. Bien sûr le train d’après (TGV Lyon-Lille), avait 15 minutes de retard... Petite sueur froide quant à l’enregistrement pour l’Eurostar puisque avec le retard, j’étais censée arriver trop tard...Finalement, plus de peur que de mal, j’ai pu aller dans la salle d’embarquement pour retrouver Marie et ses M&Ms sauvages... (bah oui, quand elle ouvre le paquet, ils sautent tous par terre, bizarre, hein?). Finalement, après un petit passage sous la manche, nous sommes arrivées à London San Pancras.
Forcement, j’ai eu une place dans une des résidences de l’école, mais celle-ci était disponible que à partir du samedi, alors en attendant squattage chez Marie. Son appart est vraiment super mais le problème c’est qu’il est au troisième étage… Du coup, on a fait autant de montées descentes que de nombre de bagages… Le samedi, nous sommes donc allées dans ma résidence… Pas difficile à trouver car il y avait de grands drapeaux avec le nom de la résidence de partout… On m’a alors attribué une couleur et j’ai eu comme cadeau, un sweat de cette fameuse couleur !! En fait, j’ai surtout eu l’impression d’être arrivée dans une fac américaine !!On me donne alors le numéro de ma chambre 51B4, il aura fallu qu’on m’accompagne jusqu'à la chambre pour me rendre compte que le B voulait dire Basement…Et oui, je vis à la cave !!!J’ai aussi découvert que ma couleur (le bleu) ne m’avait pas été donnée par hasard puisque tout dans la chambre est bleu….Finalement, c’est pas si terrible que ça si ce n’est que ce n’est pas vraiment lumineux… Bien évidemment, avec ma chance, il a fallu que 4 jours plus tard, après 2 jours de pluie (et oui vive l’Angleterre !), la moquette de ma chambre soit totalement mouillée grâce à une mini inondation due à un tuyau peté! Mais bon apparemment tout va bien maintenant, et ma moquette et moi serions très contentes que vous veniez nous rendre visite !

Voila ce que je vois depuis ma fenêtre! (J'ai un peu triché, j'ai pris la photo de derrière les barreaux!)

Une petite photo de chambre, en bazar juste après mon arrivée! (Je tiens à préciser que j'ai pas choisi ma housse de couette)

lundi 9 novembre 2009

Bonfire Night

Il faut comprendre la nuit des feux de joie, qui a lieu tous les ans, depuis plus de 400 ans, le 5 novembre dans tout le Royaume-Uni. Au programme des festivités : feux d'artifices et bûcher où l'on brûle l'effigie du grand méchant, Guy Fawkes. Qu'a-t-il bien pu faire de si terrible pour s'attirer une haine vieille de 400 ans ? Il a fait partie d'une grande conspiration visant à faire sauter le Parlement britannique pour tuer le roi, James 1er. La Conspiration des Poudres, en 1605. La raison de la conspiration est religieuse : les conspirateurs étaient catholiques et ils espéraient du roi plus de tolérance. Mais, les gardes de sa majesté ont fait leur travail et les barils de poudre ont été découverts dans les caves du Parlement. Cette conspiration a donc laissé des traces jusqu'à aujourd'hui. Non seulement, Guy Fawkes est brûlé chaque année mais le jour où la reine vient au Parlement, on fouille encore et toujours solennellement les caves à la recherche d'explosifs. Pour la pure forme... C'est ce qu'on appelle la tradition, je pense. Notre première Bonfire Night a été, comment dire ? Épique et décevante, je pense. Et oui, le club Erasmus avait prévu de nous emmener admirer un feu d'artifices mais n'avait pas compté avec les transports en commun londoniens (on vous expliquera leurs particularités). Si bien qu'à l'heure du feu d'artifices (7h30), nous étions toujours bloqués dans une station de métro à attendre la 4ème rame et en espérant que plus de 3 personnes pourraient monter dans le wagon. Nous sommes donc arrivés à destination à 8h... juste pour la fin et croiser le flot de gens rentrant à Londres. Toutefois, tout n'a pas été perdu car certains feux d'artifices ont été déplacés au samedi suivant et on a pu en admirer plusieurs dans le train qui nous ramenait d'Oxford. Mais ceci est une autre histoire...

mardi 3 novembre 2009

Nyhavn

Hej! Après un bon mois sans aucun message, me voici de retour! Et voici donc un nouvel endroit, très prisé, de copenhague : Nyhavn.
Nyhavn, à traduire par "nouveau port", est un petit port aménagé vers le XVIIème pour permettre l'accès des navires de commerce. Nyhavn est fait une rue avec en son centre, non pas une route mais un canal où de nombreux bateaux sont amarés le long des quais (bateaux simplement présents pour rappeler le passé de port de Nyhavn, et faire plus typique pour les touriste!s). On peut y prendre un bateau-mouche pour partir à la découverte de Copenhague, également surnommée la Venise du Nord...
De chaque côté du canal se dressent d'anciens entrepôts et maisons de marchands, reconvertis pour la plupart en cafés, restaurants, ou boutiques...
Quelques cafés présents tout le long de la rue.
Nyhavn a toujours été un quartier de Copenhague très vivant : tout d'abord fréquenté par des marins de passages, prostituées et autres gens peu recommandables (Céline le décrivait comme "le havre de tous les vices"), on y voit aujourd'hui (surtout quand il fait beau!) affluer la jeunesse dorée de Copenhague cherchant les cafés branchés, mais aussi un bon nombre de touristes prenant des dizaines de photos des façades colorées (oui, oui j'en fais partie aussi!)
En termes de touristes, Nyhavn est un peu à Copenhague ce que Montmartre et sa place du Tertre sont à Paris, donc si vous ne voulez pas y croiser une énorme foule, il vaut mieux aller y faire un tour quand il commence à faire froid et un peu moins beau! Et même par ce temps, c'est super agréable!

dimanche 1 novembre 2009

Coup de foudre pour Notting Hill

En entrant dans Notting Hill, on a l'impression de pénétrer dans un gros village en plein coeur de Londres. De petites maisons de toutes les couleurs s'alignent le long des rues, d'autres jouent sur les couleurs des portes d'entrée de leurs façades victoriennes et en général, elles abritent des gens "rich and famous". La tranquillité du quartier est perturbée tous les samedis par le plus grand et le plus populaire marché aux puces de Londres. Les boutiques d'antiquaires mettent des stands dehors, des marchands viennent s'installer et des musiciens divertissent les touristes. On peut acheter de tout : de la vieille théière en argent aux vieux tampons encreurs, en passant par de la fourrure. Et vu les prix, on peut penser que c'est de la vraie ! Il y a aussi de très jolis bijoux, vieux ou moins vieux ! Pas très utile ? Qu'à cela ne tienne, le marché aux puces se poursuit par un marché alimentaire avec fruits, légumes, sandwiches, les fameux cupcakes et même... du fromage français ! (Pauline est sous le charme ;-) ). Pour les mélomanes, il y a également des disquaires qui vendent des vinyles ou des disques d'occasion (le troc est de mise). Les fans le savent sûrement déjà mais c'est dans ce quartier que Hugh Grant tient une librairie dans un célèbre film où il séduit Julia Roberts. Petit détour obligé pour admirer la librairie The Travel Bookshop, beaucoup de gens y entrent pour acheter un livre quelconque et pouvoir se prendre en photo avec juste devant. Nous, on a choisi l'option sans livre ! Malheureusement, la librairie a été reconstruite entièrement en studio pour les besoins du film... Petite critique à faire toutefois : pas de Hugh Grant à l'horizon...