mardi 27 juillet 2010
Hejdå...
samedi 8 mai 2010
Gympa !
Les beaux jours reviennent et l’été approche… Et les magazines féminins et sites internet commencent déjà à nous urger, nous les filles, de perdre des kilos. Parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer, je surfe sur la vague (sur la Vogue ?) pour booster le nombre de lectrices du blog !
Qu’est-ce que c’est ? Pour faire stylé, un peu d’histoire.
A l’origine du concept, Ling, un kiné suédois du XIX° siècle (ça remonte !), qui voulait enseigner de façon plus efficace la gymnastique, en tenant en compte de "l’exercice lui-même, de la joie du mouvement et de l’état d’esprit du gymnaste" (rassurez-vous, je suis allumée mais ça, c’est pas de moi). L’idée a été reprise dans les années 80 par un professeur d’EPS et des médecins et kiné (suédois bien entendu), dans le but de faire un programme de remise en forme simple, ludique et complet.
A l’époque c’est de la folie, les suédois accrochent immédiatement, les émissions télé passent des programmes exprès et les suédois le pratiquent en famille. Encore aujourd’hui, plus de 500 000 suédois sont adeptes. La discipline s’exporte même, en Europe et aux Etats-Unis.
Comment que ça se passe ? Votre envoyée spéciale est sur le coup (toujours ^^)
La séance dure une heure, les participants sont en cercle autour de l’animateur. La musique est un peu kitsch, les mouvements aussi, mais on se prend au jeu avec le sourire (en se disant "ils sont fous ces suédois"). Je décrirais la discipline comme de la gym d’entretien, en groupe et en musique. Les gestes sont simples à effectuer, pas besoin de retenir des enchainements compliqués, et toutes les parties du corps sont sollicitées, avec une alternance de mouvements de "cardio", de course, de muscu, et bien sûr, on finit par des étirements. Ça a pas l’air comme ça, mais ça fatigue ! J’ai bien aimé l’esprit "bon enfant" : contrairement à d’autres activités de fitness/muscu, pas de miroir, et des participants mecs et filles de tous âges.
Et pour en faire en France ? Ca s’appelle de la "gym suédoise". Tout simplement !
mardi 20 avril 2010
De l'herbe et des herbes
Alors que l’herbe refait à nouveau surface dans au sud de la Scandinavie, je vous présente mon panier d’herbes !
Thé ou café ?
7h : Lever difficile après une nuit agitée. Café, il faut bien se réveiller.
10h : C’est l’heure du "fika", pause café, javisst !
12h15 : Fin du lunch, café
15h : Si t’es (pas) motivée, prends un café
Minuit : … Essaye de trouver le sommeil. Bonne chance. Demain, prends du thé, plutôt. Ou du chocolat chaud.
7h : Lever difficile après une nuit agitée… Café. Il faut bien se réveiller.
Snus : des herbes à sucer
En fait du tabac sans les ronds de fumée. Mais différent du tabac à mâcher. Se présente sous la forme d’un mini-sachet de thé, à placer sous la lèvre supérieure, laisser "infuser". Fort. Et pas très bon. Ne pas s’impatienter si vous ne ressentez pas les effets tout de suite. Ca va venir.
Voilà une preuve de l’habilité en négociation des suédois : interdit à la vente partout ailleurs dans l’Union Européenne, eux ont obtenu une exception. Mais à vrai dire… à voir le nombre d’accros ici, ç’aurait été dur autrement. Point positif : ils n’enfument pas les non-fumeurs.
Roquette : une plante d’un goût très prononcé, très appréciée par les suédois dans leurs salades et leurs sandwichs, beaucoup plus qu’en France.
Cannelle : ah mais j’en ai déjà parlé ! Si vous aviez oublié, moi pas ;-)
Et quand on mange pas de la cannelle, qu’est-ce qu’on prend ?
…De la cardamome : une épice de goût assez prononcé mais pas piquante
…Du safran : c’est un peu amer et c’est cher (je sais que tout le monde connaît, je voulais juste placer une rime ^^)
Après votre viennoiserie à la cannelle, goûtez donc à la brioche au safran, aux biscottes à la cardamome, ou encore au yaourt pomme-cardamome !
Et oui, les suédois sont très "verts" !
dimanche 31 janvier 2010
Metro (dans le métro, et dans le tram)
Les suédois sont accros, tous les matins dans le tram, ils lisent le Metro ! Les parisiens aussi, mais dans une moindre mesure j’ai l’impression. A l’occasion de mon retour en Suède, j’ai pu faire une petite comparaison sur les centres d’intérêt (en ce qui concerne l’information en tout cas) des français et des suédois, en me procurant un Metro parisien et un Metro gothembourgeois datés du même jour (oui vous pouvez le dire, c’est de la haute investigation journalistique ça ^^. Moyens mis en œuvre : un ticket de métro et un ticket de tram). Au même état du monde, quelle était la réponse de la presse gratuite des deux côtés de la mer du Nord ? Eléments de réponse avec le Metro de Paris et le Metro de Göteborg du 11 janvier 2010.
Le journal Metro adopte dans les deux cas une première page de même agencement et une structure interne des articles identiques. On retrouve les quatre rubriques principales : "metro actualités", "metro sport", "metro divertissement" et "metro plus". Parmi les points communs, l’omniprésence de la publicité… Si le Metro français ne contenait exceptionnellement pas de petite pub sur la première page contrairement à son homologue suédois, c’est très certainement parce que la « vraie » première page, c’était une immense pub recto-verso !
Le contenu en articles est quant à lui totalement différent. Moi qui pensais pouvoir comparer la différence de traitement de deux articles sur le même sujet, je n’en ai pas trouvé. La comparaison des premières pages est assez éloquente.
(cliquez sur les images pour les agrandir, et remarquez au passage la petite différence de température entre Göteborg et Paris...)
La Coupe d’Afrique des nations, notamment le mitraillage du bus des joueurs togolais, faisait la une du Metro français. Sa première page laissait aussi une place à diverses actualités, plutôt françaises et parisiennes : les scores du PSG en Coupe de France, un lycéen poignardé, un skieur français médaillé, la disparition de Mano Solo, les secteurs qui recrutent en France cette année. Il y a aussi une petite place pour un groupe de musique new-yorkais et des clandestins chassés d’une ville d’Italie. L’actu principale abordée en début de journal sera la Coupe des Nations.
Le Metro suédois me parait plus porté sur les actualités qui intéressent le pays. Cela se retrouve sur la première page. La photo principale est une photo de sport de neige, mais il y a très peu de légende… On apprend que Anda Pärson (sportive suédoise) est en grande forme pour les JO de Vancouver. A l’intérieur du journal, les pages "métro sport" font la part belle à ces jeux, alors que le journal français parlait foot, principalement. Mais revenons à la première page. Au-dessus de cette photo, le Metro annonce une augmentation spectaculaire des fraudes à la carte bancaire à Göteborg entre Noël et le Nouvel An, par rapport à l’année passée. Dans la colonne de droite, sont abordés : le suicide d’un meurtrier dans sa cellule (ce sera la première actu développée dans le journal), les tirs du parc zoologique de Skåne sur des loups, les conseils de l’expert du journal en divertissements (!!) sur les sorties artistiques et culturelles de 2010, et enfin, comment faire de l’exercice sans douleur au boulot pour devenir fort des épaules et de la nuque. Dans le liseré du haut, « le luxe à Dubaï » : le luxe serait maintenant pas cher et glamour dans la ville, paraît-il. Il est aussi promis dans la rubrique "metro plus" cinq choses à ne pas louper à New-York.
Un contenu complètement différent, donc...
Malheureusement, cette étude n’est basée que sur un exemple, c’est pourquoi son auteur ne souhaite en rien généraliser… Pour cela, il faudrait qu’elle lise quotidiennement à la fois le métro parisien -géographiquement présomptueux- et le métro gothembourgeois -linguistiquement prématuré-. (Et depuis quand elle parle d’elle-même à la troisième personne, elle ne sait pas)
PS. Instant culture : le Metro a été lancé à Stockholm (en Suède, donc) en 1995, et est apparu en France (Marseille et Paris pour commencer) en 2002. Il est actuellement présent dans une vingtaine de pays, dont la Chine, les Etats-Unis, le Brésil, la Russie…
dimanche 24 janvier 2010
Génération baluchon, et billet d'avion !
- l'appel à un ami
- rester chez soi et se faire des gaufres
- le vote du public
- t'as perdu, t'as des partiels à réviser
lundi 18 janvier 2010
Il neige ! Oui mais où ?
samedi 9 janvier 2010
A vos crayons !
Et le vertige de la page à lignes, alors ?
Comme vous pouvez le constater, de l’autre côté de la mer du Nord, les feuilles sont différentes, ce qui non seulement décevra les amoureux des gros carreaux, mais rendra de plus totalement obsolète la perforatrice spécialement ramenée de France. Vous remarquerez que les feuilles suédoises comptent 4 trous. Ne criez pas victoire trop tôt : malgré les apparences, impossible d’en trouver deux qui auraient l’espacement standard d’une perforatrice française !
La preuve par 1+1=2 ! Flèches rouges là où la perforatrice française perfore.
La trousse de l’étudiant suédois est elle aussi différente. En France, le stylo plume et son effaceur font parti des classiques, au point qu'on a vu naître deux écoles :
« -Zut, j’ai ma cartouche est vide !
-Tiens, j’en ai une en rab’.
-Ah non merci, j’utilise des Parker.»
Eh bien ! L’étudiant suédois n’a jamais vécu cette scène formatrice ! Et pour cause, le stylo plume, les cartouches d’encre et les effaceurs, il ne connaît pas ! Mais après tout, leurs feuilles à lignes permettent de "blancoter" en toute discrétion, non ? (par "discrétion", j'entends : en effaçant un minimum de lignes). Oui, à condition d’arriver à trouver du blanc correcteur… Inutile de vous fatiguer : il n'y en a pas !
Mais alors… comment font-ils ? D’aucuns auront deviné… ce peuple surdoué ne fait pas de fautes !
Haha, je vous ai bien eus (ou pas). Ils utilisent tout simplement le bon vieux crayon à papier, boudé par leurs homologues français… Si on nous a appris dès le plus jeune âge que « ça fait brouillon » et que « c’est pas propre », eux s’en servent pour rédiger leurs examens…

