mardi 15 septembre 2009

Potsdamer Platz

Pas d'ïles paradisiaques, de petites maisons colorées et de sable à Berlin. C'est une ville, une vraie, une grande (ce qui a ses avantages et ses inconvénients), en témoigne la Potsdamer Platz. C'est un quartier très récent, car il avait été complètement détruit pendant la Guerre et était resté un peu à l'abandon pendant l'époque du Mur, qui traversait l'endroit.

Immeuble de la Deutsche Bahn

Sur cette fameuse place on trouve surtout des buildings, impressionnants et quelques restes du Mur. On trouve également le Sony Center (car un des buildings appaartient à Sony) où il y a de quoi se restaurer, un énorme cinéma, Legoland et le musée du cinéma. C'est un endroit très spécial, on n'est ni à l'intérieur, ni à l'extérieur, on est entouré d'immeubles et au dessus de notre tête se trouve un espèce de chapeau, qui se colore la nuit...c'est difficile à expliquer alors je vais laisser parler les photos...mais c'est un coin plutôt agréable.
Toit du Sony Center

Intérieur du Sony Center

"A cet endroit est apparu en 1989 le premier trou dans le Mur de Berlin."

lundi 14 septembre 2009

L'archipel

Besoin d’une pause bien-être ? Envie de découvrir les charmes d’une île paisible ? L’archipel de Göteborg, ses îles, sa générosité vous accueillent toute l’année. Parmi elles, se trouve Brännö. On y accède par bateau, et le seul engin motorisé qu’on peut y trouver est une sorte de mobylette à plateau. Ici, pas de voitures, pas de motos. Tout est calme et paisible et on sent un brin de paradis (venteux, quand même, le paradis). Les petites maisons colorées ont un jardin dont la pelouse est irréprochable, des trampolines, des chaises pour contempler la nature dehors, des arbres fruitiers et notamment des pommiers qui donnent les petites pommes que l’on trouve ici. A-t-on faim ? Des mûriers généreux nous régalent de ses fruits juteux et sucrés. A-t-on envie de nature ? Une petite ballade s’impose à travers les rochers. A-t-on envie de déjeuner ? Deux bancs apparaissent comme par magie sur notre chemin. Une petite baignade digestive ? Le bord de mer et un plongeoir ne sont pas loin. La prochaine fois, on prend le maillot. Un petit aperçu...
Herbe, mer, rochers ; des rêves dans le ciel De l'eau et des cailloux Bras de mer et petits bâteaux qui flottent sur l'eau The end

samedi 12 septembre 2009

Work hard and have fun

C’est la devise ici. Etudions les moyens mis à disposition pour cela. A l’entrée de l’école se trouve le Student Union Building, le bâtiment qui appartient à l'association des élèves de Chalmers (un peu comme le BDE… en carrément plus riche). Il comprend (tenez-vous bien) plusieurs restaurants, une piscine, un sauna, une terrasse, une sorte de foyer pour les élèves (billards, sofas, accès internet…), une music room, un amphi-salle de cinéma (avec deux accoudoirs entre deux sièges, précisons), une librairie et un gymnase. Le tout en libre accès. Ca, c'était la version "jour". En version "night", lors des FestU parties, tout le bâtiment se transforme en discothèque géante avec ses différentes ambiances et bars, la piscine et la terrasse font bien entendu partie de la soirée ! Je ne sais pas ce qu'attend le Club Med pour y installer ses locaux.
Le "foyer" Une petite terrasse
Un peu plus loin, un wagon de tram qui semble abandonné, nous l’appellerons le « tram qui danse ». A quoi peut-il bien servir ? Réponse nous est donnée le jour de la présentation de Chalmers : à être loué pour faire des « parties » bien sûr ! Quelle question !
Le "tram qui danse"
En déambulant dans la même allée, on peut voir des jets d’eau, et lorsqu’il fait beau, on croise un nombre impressionant de dessinateurs/trices qui reproduisent la fac dans toutes ses coutures. Et pour cause : au bout, se trouve le bâtiment d’architecture. A l’intérieur, des illustrations de projet des élèves. Au programme : des inventions géniales pour une fois que le réchauffement climatique sera bien installé et la fonte des glaces bien avancée. Y’a pas à dire, ils sont visionnaires, ces suédois ! Je comprends mieux pourquoi on dit qu'ils sont en avance sur tout ce qui est développement durable ^^ !
Comme vous pouvez voir, le soleil est (parfois) au rendez-vous... Dessinons, dessinez...
Les autres bâtiments et la bibliothèque sont accessibles via l'escalier central en face du Student Union Building. Chaque département (chimie, physique…) a son bâtiment, avec dans la plupart des bâtiments au moins une cafèt, un pub, et une salle à louer pour faire des fêtes. Lors des « Pub Crawl » une fois par quarter (1 quarter = un demi-semestre), tous les pubs de Chalmers sont ouverts simultanément pendant la soirée. Il y en a 16 en tout, avec des ambiances différentes. Cela n’empêche pas de faire la queue à l’entrée. Les bâtiments comprennent de larges espaces intérieurs pour se poser, manger, discuter. Le tout donne une impression de confort, et j’imagine qu’en hiver ce n’est pas du luxe de pouvoir prendre sa pause bien au chaud dedans ! Surtout qu’ici, c’est pause de 15 minutes toutes les 45 minutes ;-) ! Mais pour l'instant, on profite encore du soleil, même pendant les cours, où discuter dehors à propos d'un film ramène des points :-) Pour conclure, j’aimerais citer une compatriote : « Si on n’arrive pas à travailler ici, c’est pas de la faute des conditions de travail… ou plutôt si, elles sont trop bonnes ». Mais, comme on nous l’a répété plusieurs fois en ce début d’année : « More fun leads to more success in your studies ». Si c’est pour la bonne cause, alors…

mercredi 9 septembre 2009

J’ai testé pour vous : faire la queue en Suède

Faire la queue, c’est un sport national ici. On a l’impression de faire la queue toute la journée. Il existe même diverses façons de faire la queue. Il y a tout d’abord la queue classique, ennuyante à mourir, on doit rester debout, on a mal aux jambes, on arrive en avance et déjà il y a des personnes devant nous, et le pire du pire : on ne sait pas si en arrivant au bout on aura ce qu’on veut ! Ça, c’est surtout pour les étudiants internationaux. Pour s’inscrire à des activités (vente de tickets : 12h-13h, si t’arrives à 12h10 t’es déjà plus sûr d’en avoir, et t’as fait la queue pour rien), entrer dans un pub pourtant pas vraiment bondé, ou simplement se nourrir. Il y a la queue évoluée : on arrive, on prend un ticket avec un numéro dessus, on va s’asseoir (ou pas, s’il n’y a plus de place…) et on attend que notre numéro sorte (ça fait un peu loterie comme ça). On essaie de ne pas sursauter chaque fois que l’on entend le bruit sonore qui indique le numéro suivant, et de ne pas regarder l’écran toutes les 5 minutes pour voir si le numéro a changé. Ça, c’est super courant. Par exemple dans les banques, les agences de transport, et au sein même de la fac pour avoir un papier ! Mais le nouveau concept que j’aimerais introduire ici, c’est celui de faire la queue pour faire la queue, une nouveauté pour moi (mais ça doit exister en France aussi je pense). Je m’explique : vous arrivez un matin, de bonne heure (pour éviter la queue justement, hé, pas bête la guêpe !), vous avez besoin d’un papier pour séjourner en Suède. Vous cherchez la petite borne magique pour prendre votre petit numéro, il n’y en a pas. Vous cherchez la longue file d’attente (en général, elle se voit !), il n’y en a pas. Vous finissez par croire que vous avez du bol et vous choisissez la petite file d’attente devant vous. Un quart d’heure plus tard, vous arrivez en face de la madame, en vous demandant encore si vous ne vous êtes pas trompée (bizarre bizarre ce manque de queue…), vous expliquez votre cas, là elle a l’air de savoir de quoi vous parlez (ouf), vous jubilez presque pensant rentrer chez vous dans les 10 minutes qui suivent… erreur, grossière erreur. La madame vous tend (avec le sourire) un ticket avec un numéro dessus pour faire la queue dans la salle d’à-côté. Dans la salle, ça sonne régulièrement, vous essayez de ne pas vérifier le numéro à chaque fois parce que c’est jamais le vôtre qui avance (oui c’est technique, il y a plusieurs files d’attente en parallèle, vous avez été triés par la première queue déjà). Au final, pour avoir tous les papiers que vous voulez, il vous faudra prendre le tram pour aller (re) faire la queue un peu plus loin en ville. Cela dit, je précise en passant que le système me paraît quand même plutôt pas mal dans le sens ou la première queue permet de faire une sorte de premier tri et de diriger les personnes à un guichet « spécialisé » en fonction de leur demande, peut-être même d’adapter le nombre de guichets traitant ce type de demande en fonction du nombre d’arrivées (je flaire le projet info de folie…). Par contre, ce serait bien de faire un son différent pour chaque file d’attente. Ça éviterait au quidam de se faire une fausse joie toutes les deux minutes. Maintenant envisageons un autre cas. Il est 11h30, vous avez votre ticket pour faire la queue. Il indique 52, on en est au numéro 37. Une heure plus tard, ça a bougé de 4 numéros. Bien sûr, entre temps, vous avez pensé à aller faire du tourisme et même quelques achats. En bonne scientifique, vous estimez que votre tour arrivera aux alentours de 15h. Or il est 12h30, vous avez la dalle, rappelez-vous que vous vous êtes levée tôt ce matin pour faire la queue. Pensez-vous qu’en vous absentant une petite demi-heure pour prendre un Mac Do à côté les numéros avanceront plus vite ? La réponse, aussi incroyable que cela puisse paraître, est oui : quand vous revenez 25 minutes plus tard, votre numéro est passé, vous pouvez prendre un autre ticket pour faire la queue. Ce n’est que le début d’une longue journée...

dimanche 6 septembre 2009

East Side Gallery

Samedi, sous un vent terrible qui rafraîchissait les oreilles, nous sommes allés à East Side Gallery. Il s'agit en fait du mur de Berlin, réutilisé par des artistes contemporains pour laisser libre cours à leur créativité sur 1,3 km de longueur : la plus longue galerie d'art à ciel ouvert !

Le mur n'est pas à sa place d'origine, il a été déplacé à l'est, le long de la Spree dans le quartier de Friedrichshain. Pas très loin on peut voir le pont Oberbaumbrücke, ainsi qu'une petite plage qui a été amménagée.

vendredi 4 septembre 2009

Premier Starbucks à Berlin !

Pour fêter notre "réussite" au test d'allemand, nous avons décidé, Matthias et moi (eh oui, toujours lui, je connais pas encore grand-monde... :-) ) de prendre un goûter au Starbucks à la Brandenburger Tor. Quel délice de pouvoir déguster, devant un des grands monuments berlinois, un Java Chip Chocolate Cream accompagné d'un muffin au chocolat. Cependant au bout de quelques minutes, une petite grand-mère nous demande si elle peut s'asseoir à notre table (la table était très petite mais il y avait 6 chaises autour). Bien sûr, on accepte, mais quelques instants plus tard, c'est 3 autres personnes qui étaient avec elle qui se joignent à nous ! Un squattage de table comme ça...on avait jamais vu ! En plus ils parlent fort, et une langue incompréhensible, ce n'était ni de l'anglais, ni de l'allemand, pas de l'espagnol ou de l'italien non plus... on a fait l'hypothèse du danois ou un truc comme ça parce qu'à un moment la grand-mère a dit "Kopenhagen". Mais finalement, ils repartent assez vite. La tranquilité reste cependant de courte durée. Cette fois, c'est 4 Allemands qui viennent s'asseoir à notre table, et commencent même à discuter avec nous... Même si cela ne nous a pas dérangé, on sait maintenant que la ville est pleine de surprises !!!

Ampelmann ou comment traverser un passage piéton en Allemagne

Une des particularités de Berlin est ses fameux "Ampelmann". Ce sont les feux pour piétons qui étaient, à l'origine, dans Berlin Est. Maintenant ils s'étendent peu à peu dans toute la ville et font même l'objet de tout un commerce (mug, tasse, serviette, lampe, tongue, sac .... à l'effigie d'Ampelmann).
Un petit mot maintenant sur nos amis les Allemands : ils respectent beaucoup plus les feux pour piétons que les français, ce n'est pas une légende !!! Alors que nous attendions pour traverser la rue avec Matthias, lorsque la voie s'est avérée indiscutablement libre, en bons français, nous avons traversé malgré un Ampelmann rouge. Mais la dizaine d'Allemands qui était de chaque côté du passage piéton, elle, est restée de marbre. Nous avons presque pu sentir un regard réprobateur dans notre dos...
Après questionnement auprès de ma coloc, elle m'a répondu que c'était un mauvais exemple pour les enfants, et qu'en plus pendant la période de permis probatoire la police pouvait vous retirer votre permis si elle vous prenait en flagrant délit de traversage au feu rouge ! Heureusement qu'on a pas ça en France...

jeudi 3 septembre 2009

Petite devinette

Les adeptes du petit écran le reconnaîtront surement... Mais où a-t-on déjà vu ce building ??? J'offre un verre à le/la premier(e) qui trouve (et qui vient à Berlin bien sûr). :-)

Lille-Berlin : un long périple

Etape 1 : la valise Après 7 semaines passées à travailler chez les levures, ça sentait déjà la fin de l’été (et un peu la levure aussi) et il était temps de m’inquiéter de mon départ pour Berlin. Ma première mission était de préparer ma valise. Ou plutôt, mes valises. En effet, la première a été remplie avec une simplicité déconcertante. J’ai alors eu une pensée pour toutes celles et ceux qui sont partis ou partiront en avion et qui subissent donc une limitation de poids…. Mais comment avez-vous fait ??? Comment peut-on faire tenir tout ce qu’on a besoin pour un an dans 20kg ? Heureusement, comme vous le savez peut-être, je suis partie en voiture avec mon papa, qui accepte plus de bagages que l’avion. J’ai donc rempli allégrement un autre sac, pris mes enceintes, mon violoncelle (parce que la musique, c’est sacré), et encore un autre sac. J’ai quand même réussi à oublier quelques trucs mais le principal est avec moi. Etape 2 : le voyage Lille-Berlin c’est 850km, dont 830 d’autoroute. Et une bonne partie des autoroutes en Allemagne ne sont pas limitées, j’ai donc pu oublier pendant quelques temps que mon permis était probatoire… Cependant, il faut quand même faire attention aux fous du volant qui déboulent à 160km/h en Mercedes, BMW ou même Porsche. A part un bouchon d’1h30, pendant lequel j’ai pu prendre cette photo, le trajet s’est bien déroulé et à 18h30 nous sommes arrivés à Berlin. Etape 3 : l’appartement J’avais un peu snobé la résidence de la TU (Technische Universität) car il semblait qu’elle était assez loin, il s’est ensuite avéré qu’il y avait une résidence très proche de la TU mais les chambres étaient petites et la salle de bain était en commun avec beaucoup d’autres étudiants (Qui a dit que j’avais des goûts de luxe ??). Je suis donc partie à la recherche d’une WG (petit nom allemand des colocs) une semaine avant mon départ. Sur internet j’ai trouvé un site avec beaucoup d’annonces, j’ai répondu à plus d’une quinzaine d’entre elles…et ai obtenu 5 ou 6 « désolé, on a déjà trouvé un colocataire » et 2 « d’accord, prenons RDV ». Pour les autres, j’attends toujours. Finalement, dans les 2 réponses positives, une m’a laissée tomber. J’ai donc visité un appartement samedi soir en arrivant. Comme il s’agissait d’une coloc, ceux qui habitaient déjà là devait choisir leur colocataire parmi tous les « prétendants ». Lundi matin j’ai appris que je pouvais emménager dans cette WG, peut-être que mon "charme français" a fait pencher la balance en ma faveur et heureusement car je n’avais aucune autre piste de logement : les résidences étaient maintenant complètes, personne ne répondait à mes mails et le stress commençait vraiment à monter. La vie de SDF ne me tentait que très moyennement. Mardi j’ai pu emménager et je vis donc maintenant en collocation avec Isabelle et Moritz, dans le Alt-Moabit, à 3 arrêts de U-Bahn (métro) de la TU. Ma chambre est (très) spacieuse (cf photo) et l’appartement fait au total 130m², ce qui est plutôt confortable. Les loyers sont abordables pour une capitale européenne puisque je paye moins cher qu’à Nancy, ce qui est très appréciable.