Et le vertige de la page à lignes, alors ?
Comme vous pouvez le constater, de l’autre côté de la mer du Nord, les feuilles sont différentes, ce qui non seulement décevra les amoureux des gros carreaux, mais rendra de plus totalement obsolète la perforatrice spécialement ramenée de France. Vous remarquerez que les feuilles suédoises comptent 4 trous. Ne criez pas victoire trop tôt : malgré les apparences, impossible d’en trouver deux qui auraient l’espacement standard d’une perforatrice française !
La preuve par 1+1=2 ! Flèches rouges là où la perforatrice française perfore.
La trousse de l’étudiant suédois est elle aussi différente. En France, le stylo plume et son effaceur font parti des classiques, au point qu'on a vu naître deux écoles :
« -Zut, j’ai ma cartouche est vide !
-Tiens, j’en ai une en rab’.
-Ah non merci, j’utilise des Parker.»
Eh bien ! L’étudiant suédois n’a jamais vécu cette scène formatrice ! Et pour cause, le stylo plume, les cartouches d’encre et les effaceurs, il ne connaît pas ! Mais après tout, leurs feuilles à lignes permettent de "blancoter" en toute discrétion, non ? (par "discrétion", j'entends : en effaçant un minimum de lignes). Oui, à condition d’arriver à trouver du blanc correcteur… Inutile de vous fatiguer : il n'y en a pas !
Mais alors… comment font-ils ? D’aucuns auront deviné… ce peuple surdoué ne fait pas de fautes !
Haha, je vous ai bien eus (ou pas). Ils utilisent tout simplement le bon vieux crayon à papier, boudé par leurs homologues français… Si on nous a appris dès le plus jeune âge que « ça fait brouillon » et que « c’est pas propre », eux s’en servent pour rédiger leurs examens…

