vendredi 20 novembre 2009
Etude comportementale des Allemands en cours...
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Ich bin eine Berlinerin
Publié par
Sophie
Après un mois et demi de cours à Berlin, on commence à visualiser l'étudiant typique allemand. Et croyez-moi les habitudes qu'ils ont sont très différentes de celles de étudiants français...
De prime abord, l'étudiant allemand (en tout cas berlinois) est plutot respectueux du professeur qui fait son cours. Il écoute sagement et ne discute pas avec ses voisins. Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque je me suis rendue compte que ma voisine (française) et moi étions les seules à parler pendant le cours et que le niveau sonore moyen était d'environ 30 dB plus bas qu'en France ! De plus, l'étudiant allemand est intéressé, il interrompt l'intervenant pour poser des questions (qu'on ne comprend pas, nous, Erasmus, car les élèves parlent moins distinctement que le prof), pour qu'on lui réexplique ou même pour avoir plus de détails et s'ensuit alors une interminable discussion dont tout le monde peut profiter. Cet évènement, des questions des élèves en amphi, se produisait très très rarement à l'Ensic...
Cependant les étudiants allemands sont loin d'être parfaits. Ils ne sont pas gênés d'arriver très en retard (plus de 30min pour certains) ou alors de partir avant la fin du cours (30min aussi pour d'autres), une fois qu'ils ont signé la feuille de présence. (Malheureusement, oui, il y a une feuille de présence dans la majorité des cours et si vous êtes absent plus de 2 fois dans le semestre... c'est ... compromettant). Alors qu'en France tous les élèves se tournent vers les retardataires ou ceux qui partent plus tôt, ici personne, pas même le prof, ne semble s'en formaliser...
Enfin les étudiants allemands semblent ne pas pouvoir suivre et/ou survivre en cours sans avoir de quoi ravitailler leur estomac. Sur les tables des étudiants trônent généralement au moins un gobelet de café, quelques fois même le thermos entier. Mais cela n'est pas suffisant ! En général c'est carrément un pique-nique en amphi qui a lieu. Dans la version soft on trouve une pomme préalablement coupée en morceaux mis dans une boite tupperware ou un petit pain au nutella. Mais cela ne vaut pas le sandwich au paté, sorti et dégusté en plein cours à 8h30, les pâtes bolognaises froides sorties à 9h qui tournent un peu dans l'amphi pour une dégustation en cours de procédés (de quoi vous retournez l'estomac) ou le fameux sandwich au saucisson qui n'a pas d'heure pour être dégusté...
Evidemment, il n'y a que nous, Erasmus français, qui nous étonnons d'un tel déballage de nourriture (salée qui plus est!) en plein cours. Apparemment, les allemands ne savent pas travailler le ventre vide...
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ah çà me donnerait la nausée de voir çà!Surtout de sentir le sandwich au saucisson le matin!
RépondreSupprimerJe pense qu'il existe un partenariat entre ton université et l'Ensaia. Là-bas aussi la demie-heure de retard semble être une pratique répandue, ainsi que le départ anticipé. Heureusement, pas de sandwiches au pâté ou au saucisson en vue...
RépondreSupprimerEtude très intéressante, mœurs peu différentes ici en Suède.
RépondreSupprimerIl y a bien sûr les suédois modèles, toujours au premier rang, ils écoutent, ils posent des questions, et ils sont toujours très en avance (pour réserver leur place au premier rang ?). Ils ont aussi déjà fait les problèmes d'un chapitre non abordé en cours, normal (je dirais même easy).
Mais le suédois moyen, s'il discute peu ou discrètement, c'est parce qu'il a une parade : un mini-ordinateur portable qu'il sort comme si de rien n'était (ou plutôt, comme s'il en avait besoin pour des motifs professionnels). Il peut ainsi surfer au gré de ses envies pendant le cours !
Ici aussi, ils semblent faire des réserves pour l'hiver, le vrai, le dur, le décembre-janvier tant redouté. Mention spéciale à la pause de 15h, où les gens reviennent avec des sandwichs bien garnis, des gâteaux, du café... (ils déjeunent ou quoi ?)
Quand au retard... il est important, généralisé, et même récurrent chez certains, et cela ne semble gêner personne... Mais souvent, ce ne sont pas les suédois qui arrivent en retard.
Salut !
RépondreSupprimerMême chose à Londres pour le volume sonore et le mouvement des élèves en cours. C'est impressionnant de voir que personne ne parle mais c'est aussi du au fait qu'il ne se connaissent que depuis cette année (je parle des étudiants de mon master), donc ils ne sont pas encore très proche.
Heureusement, je ne constate pas autant de déballage culinaire, c'est vrai que ça doit donner la nausée... eurrhhh
et oui c'est pareil à Karlsruhe. Est ce que chez toi aussi les élèves frappent sur la table en guise d'applaudissement à la fin du cours ?
RépondreSupprimerAh oui j'avais oublié ces petist détails. Ici aussi les élèves sortent leur mini PC (ee pc) pour pouvoir soit prendre des notes s'ils sont sérieux, soit surfer sur internet en toute impunité. Et à la fin du cours, en effet, ils remercient le prof en tapant sur leur table (comme s'ils tapaient à la port, mais sur la table), c'est un peu comme un applaudissement formel.
RépondreSupprimertaper sur la table en guise de remerciement et manger à tte heure? on se croirait revenu au temps des hommes primitifs!Le francais doit paraitre mal elevé mais beaucoup plus distingué non?En ts cas sophie on sait ce que tu fais en cours,tu photographies te pieds!
RépondreSupprimerPour ce que ça vaut, en Espagne le VOLUME SONORE est au moins 2 fois plus élevé qu'en france, si c'est pas 3...
RépondreSupprimerLes élèves tutoient les profs & les appellent par leurs prénoms.
Le retard est chose commune autant pour les élèves que pour les profs.
Les élèves n'hésitent pas non plus à intervenir en cours parfois même à interpeller. Ainsi qu'à partir du cours quand ils en ont envie.
Ils parlent entres eux, fort évidemment.
Mais ne mangent qu'entres les pauses... & Là aussi le salé est le bienvenu peu importe l'heure de la journée.
Pas d'applaudissements par contre.
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerJe confirme le témoignage d'Alexandre sur les étudiants anglais. Encore qu'ils se comptent sur les doigts d'une main dans les amphis que je fréquente : 40% des promos de l'Imperial sont d'origine étrangère (Asie, Afrique majoritairement).
RépondreSupprimerJ'ajouterais juste qu'eux n'ont pas un problème que nous avons à savoir quoi faire lorsque son téléphone sonne ? Ici, il n'est pas rare qu'un élève sorte prendre l'appel ou réponde à un texto sans se planquer sous la table. A leur décharge, les portables sont souvent en mode vibreur quand même !